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Partout où la venue des Souverains russes était signalée, la foule s'agglomérait en masses impénétrable. Près du Corps législatif, près du pont de la Concorde, où les allées et venues se faisaient incessantes, elle ne cessait, elle, de constituer, en dehors de la garde militaire, comme une garde libre et joyeuse, avide d'émotions, prodigue de bravos. On la voyait se répandre jusque sur les berges de la Seine, poussée de reflux en reflux jusqu'à des distances fantastiques, étouffées entre les murs du quai et le fleuve. Et des braves gens étaient là, les pieds dans l'eau, patientant depuis des heures, heureux quand même d'apercevoir de très loin un pont sur lequel allait passer quelqu'un.