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RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX

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I


L'Exposition à vol d'oiseau. - La première visite. - Orientation générale.

Ceci est le programme d'une première promenade : celle que tous les Parisiens et les étrangers devront faire dès le lendemain de l'inauguration. Nous n'avons eu d'autre but, en le traçant, que de donner à tous une sorte de vue à vol d'oiseau de l'Exposition, et d'aider le visiteur novice dans le petit travail d'orientation générale auquel il sera instincti­vement conduit à se livrer, avant d'avoir franchi l'une des vingt-deux portes d'entrée qui s'espacent sur la vaste péri­phérie de l'Exposition.
Le promeneur qui aura bien voulu nous suivre d'un bout à l'autre de cette excursion ne pourra pas se flatter de con­naître l'Exposition. Mais il en possédera les lignes générales et les grands aspects ; il saura désormais s'y retourner, sans être conduit par la main : pour parler la langue des peintres, il l'aura « dans l'œil ».

Le Trocadéro.

C'est du Palais du Trocadéro qu'il faut partir, si l'on. veut embrasser d'un premier coup d'œil l'aspect général de­ l'Exposition, de l'avenue de Suffren au quai d'Orsay.
On y accède par cinq portes : les deux portes centrales de la place du Trocadéro ; à droite, en regardant l'Exposition, la porte Delessert ; à gauche la porte de Magdebourg. Ces deux entrées limitent de chaque côté du jardin le tronçon de l'avenue du Trocadéro qui le traverse. Enfin, un peu plus bas, à gauche, la porte de Billy, qui est à quelques pas du quai, et par où entreront naturellement les visiteurs venus soit en bateau, soit par les tramways du quai.
Douze lignes d'omnibus et de tramways passent par cette partie de l'Exposition ou y aboutissent.
Entrons-y, après nous être muni du ticket obligatoire ; car il n'y a point de tourniquets aux portes de l'Exposition, et il faut avoir son billet dans la main pour y entrer. On en délivre un peu partout d'ailleurs, et, à proximité de toutes les portes, des kiosques de vente ont été établis. Le Palais du Trocadéro va être, pendant six mois, le centre de congrès et de conférences innombrables ; on ne pouvait donc pas l'encombrer outre mesure. D'ailleurs, les collec­tions artistiques et ethnographiques qui s'y trouvaient déjà y sont conservées ; on n'a installé à côté d'elles qu'une exposition rétrospective d'art, très remarquable et que les amateurs de céramique, d'orfèvrerie, d'émaillerie et de sculpture sur bois devront visiter.
Mais ce dont nous pouvons jouir de suite sans fatigue et d'un coup d'œil, c'est l'exposition florale, à l'organisation de laquelle MM. H. de Choiseul et Hardy, de l'école d'hor­ticulture de Versailles, ont travaillé pendant deux ans : une merveille et un tour de force. Toute la flore de la création va passer là sous nos yeux en six mois : il y a 2,000 espèces de roses dans les parterres à côté desquels vous marchez !
Çà et là, des kiosques, des constructions campagnardes ; à droite, le pavillon des vins australiens ; à gauche, un restau­rant d'architecture mauresque ; du même côté, en descendant vers la Seine, le pavillon du Ministère des Travaux publics ; en face, le pavillon des Forêts.
On a divisé, avons-nous dit, l'Exposition en neuf groupes principaux, subdivisés eux-mêmes en quatre-vingt-trois classes.
L'Exposition florale, que nous traversons, constitue, à elle seule, la plus grande partie du groupe IX (Horticulture).
Traversons les passerelles du quai de Billy et entrons sur le pont d'Iéna. Les constructions élégantes et variées qui bordent la Seine, et dont la vue s'étend de la pointe de l'île des Cygnes au Panorama de la Compagnie transatlantique, composent une exposition maritime et fluviale du plus haut intérêt et qu'il faudra revoir.
En attendant, quittons le pont d'Iéna et entrons au Champ de Mars.

Le jardin du Champ de Mars.

Nous sommes ici au cœur de l'Exposition. Je dis « au cœur » et non dans la partie principale; car cette Exposition prodigieuse ne se compose que de « parties principales » et l'imagination y flotte constamment, indécise et stupéfaite, dans le choix des merveilles parmi lesquelles elle voudrait fixer sa préférence. Tout ce qu'on voit est extraordinaire ; et c'est presque toujours moins extraordinaire que ce qu'on verra dans cinq minutes...
Procédons par ordre :
Au premier plan, à droite et à gauche, la ligne accidentée des constructions multiformes où l'architecte Garnier s'est amusé à reconstituer toute l'histoire de l'habitation humaine : quarante-trois constructions ont servi à nous donner cette «leçon de choses»; nous y reviendrons tout à l'heure, les yeux déjà éblouis et les jambes fatiguées.
Passons sous la base de la Tour Eiffel, au centre de la­quelle s'élève le groupe monumental de M. de Saint-Vidal, et prenons une vue rapide du jardin.
Au centre, les fontaines lumineuses ; à droite, le Palais des Arts libéraux; au fond, le dôme gigantesque du Palais des Industries diverses ; à gauche, le Palais des Beaux-Arts.
Dans l'espace qui sépare le groupe des fontaines lumi­neuses du dôme central, deux pavillons parallèles : c'est l'Exposition spéciale de la ville de Paris.
Laissons, sur notre droite, le groupe pittoresque et somp­tueux des constructions exotiques, au premier plan desquelles apparaissent le pavillon massif de Suez, les palais du Brésil, du Chili et de la Bolivie ; contournons à gauche le petit lac, à côté duquel se dressent les pavillons de la Compagnie du gaz et de la manufacture des tabacs, et diri­geons-nous vers l'entrée du Palais des Beaux-Arts.
Encore un coin curieux de l'Exposition, que cet angle du Champ de Mars, qui marque l'entrée de l'avenue de La Bourdonnais; une vingtaine d'architectes, charpentiers, métallurgistes et briquetiers s'y sont donné rendez-vous pour y montrer, aux visiteurs des échantillons multicolores et multiformes de leurs industries : pavillons, maisons de rapport, kiosques, hôtels, chalets ; c'est une petite cité dans la grande.
Quelques constructions principales émergent cependant hors du groupe et tirent l'œil : c'est, en face de nous, le très curieux pavillon de la Régie des Tabacs turcs ; à gauche, le théâtre des Folies-Parisiennes, avec sa façade de Guignol géant ; puis, en allant vers l'entrée du palais des Beaux-­Arts : la très élégante construction de la principauté de Monaco, et, en face, le pavillon des Pastellistes.
Les Aquarellistes sont en arrière, sur l'alignement des constructions qui bordent l'avenue de La Bourdonnais.
Tout ce côté « extrême gauche » du Champ de Mars sera à visiter une autre fois.
Il est occupé par une suite ininterrompue d'expositions particulières, qui sont comme le prolongement extérieur des collections d'industrie métallurgique, mécanique et minière, placées de ce côté. C'est dire qu'au point de vue purement artistique et pittoresque, nous n'avons rien d'exceptionnel à y chercher. La visite est bonne à faire ; mais ce n'est pas une visite urgente.
Ne dévions pas : nous entrons aux Beaux-Arts.

Du palais des Beaux-Arts au dôme central.

Le Palais des Beaux-Arts forme le premier des neuf « groupes » dont nous avons parlé. Il est occupé jusqu'à la hauteur du dôme par les sections étrangères ; on a installé sous la coupole une exposition rétrospective très curieuse de l'art français ; au delà, jusqu'à la galerie Rapp, l'exposition dite « décennale ». Ne nous attardons, s'il vous plaît, ni aux tableaux ni aux statues. Encore une fois, il ne s'agit pas pour aujourd'hui de voir, mais de s'orienter.
Nous voici revenus dans la partie supérieure du jardin : passons devant les deux pavillons de la ville de Paris, cons­truits et décorés par M. Bouvard. Au besoin, jetons-y du dehors un rapide et respectueux coup d'œil. La municipalité parisienne tient une place considérable dans nos destinées ; cet hommage lui est dû.
Crochet à gauche.
Nous revenons au Palais central, et nous voici devant la coupole.
C'est l'entrée du gigantesque Palais des « Industries di­verses ». A droite et à gauche, les expositions étrangères, que vous voyez déborder sur la façade, en deux courtes ailes latérales, jusqu'aux deux Palais des Beaux-Arts et des Arts libéraux.
Au delà, et dans toute la partie centrale de ce rectangle énorme, les expositions françaises.
La décoration du dôme est somptueuse. On y a réuni les expositions de nos manufactures d'Etat : Sèvres, les Gobe­lins, Beauvais, l'Ecole de mosaïque du Louvre y ont accu­mulé des merveilles.
Suivons la galerie centrale, réservée aux chefs-d'œuvre de la métallurgie et de la fonderie : c'est ici l'apothéose du métal, un amoncellement fantastique de fonte, de bronze et de cuivre qui donne un peu cette impression de « vacarme pétrifié » dont parlait Hugo.
Les industries se répartissent ainsi autour de cette galerie principale :
A droite, le mobilier et les accessoires (groupe III) ; à gauche, les tissus, vêtements et accessoires (groupe IV) ; et les industries extractives (groupe V). C'est de ce côté gauche du Palais que se trouvent peut-­être accumulées le plus de richesses, sur la moindre étendue de terrain. Le Figaro a déjà parlé de l'exposition de Bi­jouterie (classe 37) qui représente, à elle seule, une valeur de près de claquante millions de francs, et de l'exposition de Chasse et Pêche (classe 43) où l'on trouve, au milieu d'une toute petite collection de perles brutes, estimée trois millions, une perle de 75,000 francs, suspendue au bout d'un fil...

Le Palais des Machines.

Le groupe VI est consacré à la mécanique et à l'électricité. Nous y arrivons par le vestibule du Palais des Machines. L'architecte, après avoir réalisé dans la construction du Palais même une œuvre de force, - d'aucuns disent un tour de force - s'est efforcé d'accomplir ici une œuvre de grâce, et il y a réussi.
Montons l'escalier de droite, gagnons l'angle du Palais et reposons-nous quelques instants, en regardant.
Le Palais des Machines est désormais célèbre : il réalise à côté de la Tour Eiffel, l'effort de collaboration le plus prodigieux qui ait été réalisé jusqu'ici entre l'Architecte et l'Ingénieur.
L'architecte est M. Dutert ; il a conçu le plan de l'œuvre qui est grandiose ; il en a arrêté les moindres lignes, qui sont d'une grâce exquise dans leur énormité ; il en a surveillé tout le détail décoratif.
A M. Contamin revient le mérite d'avoir marqué du sceau de la science cette vaste conception d'artiste, d'avoir calculé les efforts de la matière, pesé et comparé les résistances assuré partout la solidité et l'équilibre.
Le Palais des Machines a 420 mètres de longueur ; les arbalétriers, qui en forment la monumentale armature, ont 115 mètres de portée, et en font le « vaisseau » métallique le plus vaste du monde : dites-vous que les pylônes, dont vous admirez ici le majestueux alignement, enveloppent ­sans un point d'appui, - quatre hectares et demi de ter­rain ; que toutes ces pièces de fer sont simplement posées, s'appuient les unes aux autres sous l'effort de pesées égales qui s'équilibrent et « jouent » librement sous l'influence de la chaleur solaire... Converti en manège, on a calculé que le Palais des Machines pourrait servir de champ d'exercice à 1,200 chevaux. Voila pour la surface. Et si l'on y introduisait la colonne Vendôme, il resterait encore entre l'arête supérieure de la coupole et la tête de l'Empereur un espace de sept mètres : deux étages. Voilà pour la hauteur.

Les pavillons exotiques. - Les Arts libéraux.

Le charme des grandes Expositions est d'étonner l'œil par les transitions les plus inattendues.
Descendez donc par l'escalier de droite et quittez la ga­lerie des Machines. Vous voici au coin de l'Ecole militaire, avenue de Suffren, tout au bout de l'Exposition. Faites demi-tour, vous avez devant vous le fac-similé délicieux d'une rue au Caire. Ici commence le défilé des construc­tions établies par les peuples d'Extrême Orient et des Amé­riques centrale et du sud, tout le long de l'avenue, el paral­lèlement au Palais central que nous venons de parcourir. Nous revenons donc sur nos pas, et commençons la seconde partie de notre promenade.
Voici, dans l'ordre où ils se présentent â la vue, l'énu­mération des pavillons exotiques devant lesquels nous passons :
Un bazar égyptien - une habitation marocaine – le pavillon siamois - un restaurant roumain - le palais chinois - le palais indien - les pavillons d'Hawaï, de Guatémala, du Paraguay et de l'Uruguay. A droite sont les expositions exotiques qui forment la lisière du Palais des Industries diverses : Egypte, Siam, Japon, Serbie, Grèce, etc.
Arrêtons-nous. La série des expositions exotiques n'est pas épuisée, et les plus riches, celles des républiques hispano-américaines sont encore à voir ; mais nous les retrouverons tout à l'heure.
Vous remarquerez, en effet, qu'avant d'arriver au Palais indien, nous avons passé devant un des grands vestibules de l'Exposition. C'est le vestibule Desaix.
Il donne accès sur le Palais des Arts libéraux (groupe II). Faisons donc quelques pas en arrière, pénétrons dans le Palais et traversons-le simplement dans toute sa longueur, comme nous avons traversé tout à l'heure, en commençant notre excursion, le Palais des Beaux-Arts qui lui fait face.
Nous trouvons ici une très curieuse exposition rétros­pective et contemporaine de « l'Histoire du Travail », ins­tallée par M. Sédille, qui a été un des grands « metteurs en place » de cette exposition.
Le pavillon des Arts libéraux est à revoir, comme tout le reste. Il nous suffit, pour l'instant, d'en savoir la place et d'en noter les principaux aspects, - en courant...
Nous voici revenus vers l'entrée du Champ de Mars.
A gauche de la partie du jardin où nous sommes, San Salvador, le Chili, le Vénézuéla, puis le Mexique ; à droite, le Nicaragua, la Bolivie, le Brésil, la République Argentine, la compagnie de Suez ont édifié de véritables palais.
A signaler enfin, sur la lisière du Champ de Mars, côté Suffren, l'Exposition du Globe terrestre et le Palais des Enfants, où j'entends dire que vont s'amuser beaucoup de grandes personnes.

Le quai d'Orsay.

Nous sommes arrivés à la passerelle qui joint - par-dessus le chemin de fer intérieur de l'Exposition, - l'entrée du Champ de Mars au quai d'Orsay. Ici commence l'histoire ­en 43 chapitres - de l'habitation humaine de M. Garnier. La série s'espace sur toute la largeur du Champ de Mars, et forme exactement ce qu'on pourrait appeler le « front de bandière » de l'Exposition.
En le suivant, nous arrivons au Panorama de la Compa­gnie Transatlantique, qui est l'œuvre de M. Poilpot. Le visiteur y est introduit par une série d'escaliers et de cou­loirs dont l'agencement simule exactement l'entrepont d'un transatlantique ; arrivé à la plate-forme supérieure, il domine le bâtiment tout entier, qui par un très heureux artifice de perspective, se prolonge dans la toile du Pano­rama.
Tout autour, la flotte de la Compagnie ; et, au delà, la haute mer. Retenez bien l'emplacement de ce coin-ci, pour y revenir. C'est un des « clous » de l'Exposition.
Toute cette partie de la berge de la Seine, où' nous sommes arrivés, est occupée par les galeries des produits alimentaires et de l'agriculture, qui se prolongent jusqu'à l'Esplanade des Invalides.
Vous avez noté déjà l'emplacement de sept « groupes » ; les beaux-arts (groupe I), les arts libéraux (groupe II), le mobilier, le vêtement, les industries extractives et la méca­nique (groupes III, IV, V et VI) et enfin l'horticulture, au Trocadéro (groupe IX).
Vous n'en avez plus que deux à noter, et les voici réunis au bord de la Seine : les produits alimentaires, (groupe VII) et enfin l'agriculture (groupe VIII), auquel une partie du groupe VI (matériel agricole) vient s'ajouter. Très intéressant, ce coin de l'Exposition (comme tous les autres !) mais un peu spécial... Comme nous avons encore beaucoup de très jolies choses à voir, ajournons, si vous le voulez bien, notre visite aux agriculteurs, et montons en wagon, pour gagner l'Esplanade au plus vite.
Le chemin de fer intérieur de l'Exposition (système Decauville) part de la galerie des machines, suit toute l'avenue du Suffren (d'où nous venons), et s'arrête à la Tour Eiffel. La seconde station est située à hauteur du Palais des produits alimentaires; la troisième, au carrefour Malar. La tête de ligne vous amène à la gauche de l'esplanade des Invalides, en pleine exposition des colonies.
Êtes-vous fatigué, ou impatient, - je ne dis pas de tout voir - mais « d'avoir tout vu » ? Revenez donc prendre le Decauville à la Tour Eiffel, ou courez le rejoindre aux Pro­duits alimentaires. En quelques minutes, vous serez rendu à destination.

L'Esplanade des Invalides.

Une pure merveille...
Ce morceau de l'Exposition se divise en deux parties bien distinctes, séparées par l'allée centrale de l'Esplanade.
A droite, les expositions de plusieurs ministères; puis les expositions d'hygiène et d'économie sociale. A signaler de ce côté (pour y revenir et la visiter en détail, quand nous serons de loisir) la très curieuse exposition du Ministère de la Guerre, dont la façade monumentale attire d'abord tous les yeux..
A gauche, les colonies et les pays de protectorat, groupés dans un délicieux chatoiement de couleurs, dans une exquise et désordonnée confusion de silhouettes : vous les retrouverez dans l'ordre suivant :
Algérie, Tunisie, Annam et Tonkin, Palais central (où sont groupées les expositions particulières de colonies de moindre importance, telles que la Nouvelle-Calédonie, la Réunion, les Antilles, etc.), Cochinchine et Cambodge.
Un peu plus loin, le pavillon des Indes néerlandaises, et enfin le panorama de M. Castellani.
Laissez, sur votre droite, les expositions médicales et socio­logiques (nous sommes bien fatigués pour faire de la méde­cine et même de la sociologie) et tournez à gauche, pour revenir sur vos pas, dans la direction du quai d'Orsay.
Tout ce coin de l'esplanade est encore charmant ; on y a réuni des types de constructions exotiques, des coins de villages coloniaux (pahouin, alfourou, malgache) un théâtre annamite, la tour de Saldé, du Sénégal ; il y a là toute une suite de croquis animés de la vie asiatique et africaine, qui sont d'une délicieuse saveur.
L'exposition des colonies vaut une pleine journée de loisir pour être bien vue. Il y faudra donc revenir.

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Mais en attendant, il faut en sortir, car nous sommes au bout de notre course, et l'heure s'avance.
Si vous êtes venu par bateau, rien de plus simple que de rentrer chez vous; deux pontons d'embarquement sont établis au pont des Invalides.
Si vous êtes venu par un des trois tramways qui aboutis­sent à la porte de Billy, en longeant la Seine depuis le Lou­vre, vous les retrouverez, après avoir passé le pont des Invalides, sur le quai de la Conférence.
Enfin, si c'est par le Trocadéro que vous aimez mieux quitter l'Exposition, reprenez le Decauville jusqu'à la Tour Eiffel et gagnez le Palais par le pont d'Iéna.

Autres itinéraires.

Bien que l'itinéraire qui vient d'être indiqué puisse être aisément suivi par la grande majorité des Parisiens et des étrangers, grâce à l'abondance et à la variété des moyens de transport qui mettent en communication avec le Trocadéro le centre, le nord, l'est et l'ouest de Paris, il est évident que les visiteurs domiciliés dans la partie sud de la ville, et en général tous les habitants groupés autour de l'esplanade des Invalides et du Champ de Mars, préféreront entrer dans l'Exposition par les portes situées de ce côté.
En parcourant les indications qui précèdent, le visiteur, entré par une de ces dix-sept portes et qui n'aura pas cru devoir s'imposer l'inutile fatigue de gagner le Trocadéro pour y reprendre l'itinéraire marqué dans ce chapitre, saura sans peine modifier cet itinéraire de façon à comprendre dans sa promenade la vue générale des parties principales, des « gros morceaux » de l'Exposition.

Emploi du temps.

Cette première visite une fois faite, le visiteur devra diri­ger ses excursions d'une façon méthodique et s'appliquer,­ s'il veut bien voir et tout voir, - à ne faire à l'Exposition que des séances courtes, coupées de nombreux repos, et stric­tement limitées au groupe spécial auquel il se sera d'avance promis de consacrer sa visite.
S'il n'est à Paris que pour quelques jours, il pourra diviser ainsi le programme de ses excursions :

2 jours :

I. - Trocadéro, quai d'Orsay et esplanade des Invalides.
II. - Champ de Mars.

3 jours :

I. - Trocadéro, Beaux-Arts, Arts libéraux, et les Expositions isolées du Jardin du Champ de Mars et des allées la­térales (côté La Bourdonnais et côté Suffren).
II. - Champ de Mars : Palais des Industries diverses et machines.
III. - Quai d'Orsay et Esplanade des Inva­lides.

4 jours :

I. - Trocadéro, Beaux-Arts et Arts libéraux.
II. - Expositions isolées du Jardin et des allées latérales du Champ de Mars.
III. - Champ de Mars : Palais des Industries diverses et machines.
IV. - Quai d'Orsay et Esplanade des Inva­lides.

5 jours :

I. - Trocadéro et Bpaux-Arts.
II. - Arts libéraux et Expositions isolées du Jardin en allant vers la Seine.
III. - Expositions isolées du Champ de Mars (allées latérales) en s'arrêtant sur­tout aux groupes exotiques du côté Suffren.
IV. - Palais central : Industries diverses et machines.
V. - Quai d'Orsay et Esplanade des Inva­lides.

6 jours :

Les quatre premières journées, comme précédemment ; partager les deux dernières entre le quai d'Orsay et l'Esplanade des Invalides, en réser­vant le plus de temps possible aux Colonies.

Une semaine :
I. - Trocadéro et Arts libéraux.
II. - Beaux-Arts et Expositions isolées du Jardin et du Champ de Mars, côté La Bourdonnais, de la Seine au Palais des machines.
III. - Expositions exotiques, côté Suffren, de la Seine au Palais des machines.
IV. - Palais central : Industries étrangères.
V. - Palais central: Industries françaises et Palais des machines.
VI et VII. - Quai d'Orsay et Esplanade des Inva­lides .

II


Les moyens de transport. - Les entrées. - Les transports à l'intérieur de l'Exposition.
- Les services publics. - Les installations privées et payantes.

A moins d'être un Parisien consommé et d'avoir pu explorer à l'avance, la carte et le crayon à la main, les « dessous »de l'Exposition, le visiteur qui s'y rend pour la première fois éprouve nécessairement la sensation un peu ahurissante d'un saut dans l'inconnu.
Et ce qui le préoccupe, ce n'est pas seulement de savoir comment il s'orientera afin de tout voir et de bien com­prendre tout ce qu'il voit, c'est d'être renseigné, en sortant de chez lui, sur la façon dont il peut se rendre à l'Exposition, y séjourner et en revenir, sur les ressources de toute nature qu'il y trouvera, sur la nature des dépenses imprévues qu'il est exposé à y faire, etc.
L'Exposition est un petit Paris dans le grand, et il a fallu y réunir et y coordonner tous les services d'une ville... C'est le tableau de ces ressources et de ces services divers que nous avons essayé d'établir ici, aussi complet et aussi exact que possible. Le lecteur, après l'avoir parcouru, verra qu'on a su réunir à l'Exposition tous les éléments de confort et de sécurité désirables ; il saura qu'il y peut, comme consomma­teur, trouver tout ce qu'il cherche, et comment il doit s'y prendre pour l'y trouver : il n'aura donc à redouter aucune des petites déceptions et des incertitudes agaçantes qui ar­rêtent si souvent le touriste en chemin, et dont l'appréhen­sion suffit à gâter le plaisir des plus belles promenades.

Les moyens de transport.

Chemin de fer. - L'Exposition est desservie directement par la station du Champ de Mars située près de la Seine, à l'avenue de Suffren.
Cette station est mise en communication avec toutes celles de la Ceinture, au moyen de trains qui se suivront de quart d'heure en quart d'heure, dans chaque sens, jusqu'à l'heure de fermeture de l'Exposition.
Le dimanche, les trains se succéderont de quatre en quatre minutes. Le Champ de Mars est, en outre, relié au réseau de l'Ouest par des trains partant d'heure en heure, dans chaque sens.

Bateaux. - Le service est assuré par deux Compagnies : les Bateaux-Omnibus et les Express fusionnés, et les Hiron­delles. La ligne desservie en amont et en aval s'étend de Suresnes à Charenton. L'horaire et les tarifs ordinaires sont maintenus pendant toute la durée de l'Exposition.
Le territoire de l'Exposition est desservi par sept pontons :
Rive droite. - Deux pontons de départ au pont d'Iéna.
Rive gauche. - Cinq pontons de départ et d'arrivée, groupés du pont d'Iéna au pont de l'Alma.
Aux abords de l'Exposition, six pontons :
Rive droite. - Deux pontons de départ et d'arrivée à hauteur de la rue de Magdebourg.
Rive gauche. - Deux pontons de départ et d'arrivée au pont de l'Alma ; deux pontons de départ et d'arrivée au pont des Invalides. Du même côté, à hauteur de l'avenue de Suf­fren, un quatorzième ponton réservé à la flottille des Maga­sins du Louvre.

Omnibus et tramways. - Le résumé suivant con­tient l'indication de toutes les lignes d'omnibus passant ou aboutissant directement à l'Exposition, ou qui s'y rattachent par correspondance. Il y en a vingt et un dont on peut com­modément se servir.
Madeleine-Auteuil. - Point d'arrivée : Pont de l'Alma ou Trocadéro.
Trocadéro-Ceinture. - Porte d'arrivée : Trocadéro.
Trocadéro-Gare de l'Est. - Point d'arrivée : Trocadéro.
Madeleine-Bastille. - Correspondance à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil. Points d'arrivée: Pont de l'Alma ou Trocadéro.
Porte Saint-Martin-Grenelle. - Point d'arrivée : Invalides ou École Militaire. Bastille-Grenelle. - Correspondance à la Halle aux Vins avec Gare de Lyon-Pont de l'Alma. Point d'arrivée : Pont de l'Alma.
Bastille-Porte Rapp. - Point d'arrivée : Porte Rapp.
Bourse-Passy. - Correspondance à la Place de l'Étoile avec Taitbout la Muette. Point d'arrivée : Trocadéro.
Champs-Élysées-Petite- Villette. - Correspondance au square Montholon avec Trocadéro-Gare de l'Est ; à la Madeleine avec Madeleine-Auteuil; à la Concorde avec les tramways du quai. Point d'arrivée : Trocadéro (arrêt au pont de l'Alma par Madeleine-Auteuil).
Place de la République-Ecole Militaire. - Point d'arrivée : École Militaire.
Ou bien : Correspondance à Saint-Germain-des-Prés avec les tramways du Pont de l'Alma. Point d'arrivée : Pont de l'Alma.
Panthéon-Place Courcelles.- Correspondance à la Concorde avec les tramways du quai. Point d'arrivée : Trocadéro.
Saint Sulpice-Auteuil. - Point d'arrivée: Ecole militaire.
Louvre-Saint-Cloud. - Point d'arrivée : pont de l'Alma ou Trocadéro. Ou bien : correspondance aux Tuileries avec Porte Saint-Martin-Grenelle. Point d'arrivée : Invalides ou Ecole militaire.
Louvre-Passy. - Idem. Louvre-Versailles. - Idem.
Louvre- Vincennes. - Correspondance au Louvre avec les tramways du quai. Point d'arrivée : pont de l'Alma ou Trocadéro.
Louvre-Porte Rapp. - Point d'arrivée : Porte Rapp.
Gare de Lyon-Place de l'Alma. - Point d'arrivée : Pont de l'Alma.
Rue Taitbout-La Muette. - Point d'arrivée : Trocadéro.
Trocadéro-Place Pigalle. - Idem.
Avenue d'Antin-Issy. - Point d'arrivée : Invalides ou École militaire.

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En résumé, l'Exposition est desservie directement de la façon suivante :
Au TROCADÉRO : par Madeleine-Auteuil, Trocadéro-Gare de l'Est, rue Taitbout-La Muette, Trocadéro-Place Pigalle, Tro­cadéro-Ceinture et les tramways du quai qui amènent les voyageurs à la porte de Magdebourg.
A L'ÉCOLE MILITAIRE, par Porte-Saint-Martin-Grenelle, place de la République-Ecole militaire, Saint-Sulpice-Au­teuil et avenue d'Antin-Issy.
A L'ESPLANADE DES INVALIDES, par Porte-Saint Martin Gre­nelle et avenue d'Antin-Issy.
Au PONT DE L'ALMA, par Madeleine-Auteuil, Louvre-Saint-­Cloud, Louvre-Passy, Louvre-Versailles, Gare de Lyon-­Place de l'Alma (rive droite), Louvre-Porte-Rapp et Bastille-­Porte Rapp,
A LA PORTE-RAPP, par Bastille-Porte Rapp et Louvre-Porte Rapp.
Et enfin six omnibus ou tramways amènent les voyageurs sur le parcours de ces différentes lignes, et leur permettent de se rendre par correspondance à l'Exposition. Ce sont : Madeleine-Bastille, Bastille-Grenelle, Bourse-Passy, Champs-Elysées-Petite-Villette, Panthéon-Place de Courcelles, et Louvre- Vincennes.

Voitures de place. - En dehors des entreprises par­ticulières de transport qui pourront être autorisées au cours de la période de l'Exposition, le service des voitures de place est assuré par des stations établies à la place du Tro­cadéro, à l'avenue de Lamotte~Piquet, à l'avenue Rapp, à l'Esplanade des Invalides (rue de Constantine), au Palais-­Bourbon, et au pont de l'Alma (quai de la Conférence).

Conseils pratiques à l'égard des cochers.

La voiture de place, en temps ordinaire, se trouve à la station. Là, point de discussion possible à cause du sergent de ville en permanence. Cependant on vous dira toujours de prendre la voiture qui est en tête, mais vous n'y êtes point forcé, vous avez le droit de choisir.
Dans ce cas, regardez d'abord le cheval, voyez s'il est en bon état, pas trop fatigué, pas trop mouillé. Regardez en­suite le cocher ; si vous tenez à aller vite, prenez plutôt un jeune qu'un vieux.
Examinez enfin le fouet. Si la mèche est usée, c'est que le cheval en a souvent besoin et, par conséquent, est mauvais. Défiez-vous du cocher qui vous fait répéter plusieurs fois le nom de la rue ; il ne connait pas Paris.
Quand vous aurez une course un peu longue à faire, n'hésitez pas à en avertir le cocher en lui promettant un pourboire. Vous éviterez les discussions, la mauvaise volonté et les lenteurs calculées.
Quand un cocher refuse de marcher, vous pouvez recou­rir à l'assistance du gardien de la paix qui l'y contraindra, mais évitez autant que possible ce moyen. Le cocher qui marche par force trouve toujours en route quelque anicro­che, quelque embarras de voitures pour vous retarder.
Le soir, pour rentrer, choisissez, autant que possible, une voiture du quartier où vous allez. Pour celles de la Compa­gnie générale, la couleur de la lanterne l'indique. Mais, comme on n'a pas toujours la nomenclature des couleurs dans la tête, demandez tout simplement à la file : « Y a-t-il un cocher pour tel quartier ? » Soyez sûr que vous n'aurez qu'à choisir.
Et si la station est vide et que vous preniez un cocher dans la rue, il n'y a plus de choix possible ni de recours aux sergents de ville. Le cocher qui ne veut pas marcher, vous répondra : « Je suis retenu, ou je dois remiser. »
Vous ne pouvez pas le suivre pour voir s'il est réellement pris, mais le cocher qui va remiser doit avoir ses lanternes retournées. Vous pourriez donc prendre son numero et lui faire dresser procès-verbal. Nous ne vous le conseillons pas cependant, ce serait vous entraîner à un tas de démarches ennuyeuses.
En dehors des fiacres, il y a les « remises » non numé­rotées qui ont un faux air de voiture de maître. Pour celles-­là, vous traitez de gré à gré. Cependant, si le cocher vous prend sur la voie publique, il s'assimile lui-même au co­cher de fiacre et n'a droit qu'à la même rétribution. En bonne justice, pourtant, le confortable et la vitesse doivent se payer. Vous pouvez donc offrir un léger supplément.
Il y a enfin les vrais cochers de maîtres qui « maraudent ». Ceux-là sont toujours bons a prendre ; Ils conduisent bien et vont vite dans leur intérêt particulier.
Dernière observation. Les règlements défendent aux co­chers de fumer sur leurs sièges, Aucun d'eux ne s'en prive. Avec les voitures fermées, cela n'a pas d'inconvénient ; mais avec les voitures découvertes ils vous envoient leur fumée, leur salive et risquent, par les étincelles, de mettre le feu aux robes légères. Usez carrément de votre droit en leur faisant quitter leur pipe ou leur cigarette.
C'est à peu près tout ce que nous pouvons vous recom­mander. Il ne nous reste qu'à vous souhaiter la chance de tomber sur un bon cocher, - l'oiseau rare.

L'arrivée.

Vente de tickets. - Il n'y a pas de tourniquets aux portes de l'Exposition. On ne peut y pénétrer qu'à la con­dition de s'être muni à l'avance d'un ticket.
Le prix du ticket est de 1 franc.
La vente des tickets a lieu :
Obligatoirement. - Dans tous les bureaux de poste. ­Tous les bureaux télégraphiques. - Tous les bureaux de tabac.
Facultativement. - Dans un très grand nombre d'établissements privés, autorisés par l'administration des finances, tels que :
Voitures publiques. - Hôtels. - Cafés. - Débits de vins et liqueurs. - Libraires. - Marchands de journaux, etc., etc.
On trouve aisément des tickets aux portes de l'Exposi­tion ; des kiosques spéciaux de vente ont été établis à portée de la plupart des guichets.
Tarif des entrées. - De 8 à 10 heures du matin 2 tickets (2 francs). - De 10 heures du matin à 6 heures du soir, 1 ticket (1 franc). - De 6 heures à 11 heures du soir, 2 tickets (2 francs). - Le dimanche soir, 1 ticket (1 franc).

Les portes d'entrée. - Vingt-trois portes d'entrée donnent accès dans l'Exposition.
Elles sont réparties en six sections :
I. - Section des Invalides. Porte des Affaires étrangères (6 heures matin à 11 heures soir). Porte des Invalides (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Latour-Maubourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte Fabert (6 heures matin à 6 heures soir). Porte de Constantine (10 heures matin à 6 heures soir).
II. - Section de la Seine. - Porte de l'Ostréiculture (6 heures matin à 6 heures soir). Porte du Portugal (10 heures matin à 6 heures soir). Porte des Produits ali­mentaires (10 heures matin à 6 heures soir). Porte du pont de l'Alma aval (6 heures matin à 8 heures soir). Porte du pont de l'Alma amont (6 heures matin à 8 heures soir).
III. - Section Rapp. - Porte Rapp (6 heures matin à 11 heures soir).
IV. - Section de l'École militaire. - Porte de la Motte-­Piquet (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Suffren, dite Dupleix (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Desaix (6 heures matin à 11 heures soir)
V. - Section da chemin de fer. - Porte du chemin de fer (6 heures matin à 11 heures soir). Porte du ponton des Magasins du Louvre (8 heures matin à 8 heures soir). Porte d'Iéna (6 heures matin à 11 heures soir). Porle La Bourdon­nais (10 heures matin à 6 heures soir).
VI. - Section du Trocadéro. - Porte du Trocadéro (6 heures matin à 11 heures soir). Porte Delessert (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Magdebourg (6 heures matin à 8 heures soir). Porte de Billy (6 heures matin à 8 heures soir). Porle d'Iéna-Trocadéro (10 heures matin à 11heures soir.)
La plupart de ces portes comprennent plusieurs guichets qui ouvrent et ferment à des heures différentes. Les heures que nous indiquons sont les heures extrêmes dans la limite desquelles le public est assuré de trouver au moins un gui­chet ouvert à chacune de ces portes.

Les transports à l'intérieur de l'Exposition.

Chemin de fer Decauville. - Un chemin de fer in­térieur à voie étroite est établi de l'Esplanade des Invalides à l'Ecole militaire ; il longe le quai d'Orsay et l'avenue de Suffren.
Trois stations intermédiaires : Carrefour Malar. - Palais des Produits alimentaires. - Tour Eiffel. (Distance maxima à parcourir : 3 kilom. 500 mètres. La durée totale de ce trajet est de 21 minutes, arrêts compris.)
Wagonnet de 1re classe : 50 centimes ; de 2e classe, 25 centimes, quelle que soit la distance parcourue. Départ de 10 en 10 minutes, - la Compagnie se réser­vant de doubler le nombre des trains, chaque fois que les besoins de la circulation l'exigent. . Les services fonctionnent tous les jours de 9 heures matin à minuit.

Fauteuils roulants. - Un service de fauteuils roulants est organisé à l'intérieur de l'Exposition. Tarif: 2 fr. 50 c. l'heure, plus 75 centimes par quart d'heure ou fraction de quart d'heure supplémentaire.

Services publics.

Police intérieure. - Un poste de police est installé dans la cour des Bâtiments de l'Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais. Un commissaire de police s'y trouve en permanence.
Toutes réclamations relatives au service des gardiens devront être adressées à MM. les inspecteurs principaux de l'Exploitation.

Postes de secours. - Le Poste central est également situé dans le Pavillon de la Direction de l'Exploitation, 16, avenue de La Bourdonnais, et communique avec le Champ de Mars.
Trois autres postes sont établis : à la Galerie des Ma­chines, à la Manutention du Champ de Mars (près du quai) et à l'Esplanade des Invalides.
Un médecin est en permanence à chacun de ces postes.

Pompiers. - Le Poste central des Pompiers est situé à côté du Poste central de secours. Un service de surveil­lance est établi dans toute l'étendue de l'Exposition ; cha­que petit poste est muni du matériel nécessaire pour parer au danger immédiat d'un commencement d'incendie.

Postes, télégraphes, téléphones. - Le bureau central des Postes et Télégraphes est établi du côté de l'avenue de La Bourdonnais (derrière le Palais des Beaux-Arts), à côté du Pavillon de la Presse avec lequel il communique. Le bureau est ouvert de 7 heures du matin à 9 heures du soir. Pour les services télégraphique et téléphonique, le délai d'ouverture est prolongé jusqu'à onze heures du soir. Sept levées par jour :
Matin : 7 h. 30, 10 heures, midi ;
Soir : 2 heures, 4 h. 45, 5 h. 45 ;
Levée exceptionnelle à 6 h. 15.
Des boîtes supplémentaires sont placées dans l'Exposition aux endroits suivants :
Esplanade des Invalides: Restaurant populaire, Pavillon gastronomique;
Quai d'Orsay : Pavillon espagnol, Czarda hongroise, Pano­rama de la Compagnie transatlantique, British office, Restaurant Duval ;
Trocadéro : Pavillon du Ministère des Travaux publics ;
Jardin du Champ de Mars : Palais des Beaux-Arts et Pa­lais des Arts libéraux (galeries extérieures), Restaurant français, Dôme du Palais central (une boîte côté droit, une boîte côté gauche) ;
Ecole militaire : Restaurant Duval (côté Suffren), Restaurant Duval (côté La Bourdonnais) ;
Avenue Suffren : Bazar égyptien.
Quatre cabines téléphoniques sont en outre installées au Bureau central.

Musiques militaires. - Champ de Mars : Tous les jours, concert donné par quatre musiques régimentaires.
Esplanade des Invalides : Musique régimentaire le diman­che ; musique de la Garde républicaine les 1er et 3e mercredi de chaque mois. Infanterie, les autres mercredis.

Établissements privés.

Plaisirs et spectacles. - Beaucoup de personnes se préoccupent de savoir si, une fois le ticket réglementaire payé, il ne leur faudra pas mettre à tout instant « la main à la poche » pour acquitter à l'intérieur de l'Exposition le prix de petites dépenses supplémentaires imprévues.

Voici la liste exacte des plaisirs et spectacles PAYANTS, auxquels, par conséquent, le ticket ne donne pas droit :
Exposition des Aquarellistes,           fr.
Exposition des Pastellistes
Exposition du Globe terrestre
Le Pavillon de la Mer
Panorama du Tout-Paris
Exposition de la Cie Transatlantique
Anes d'Egypte, pour promener les enfants. L'heure
Kampong Javanais.
Théâtre annamite. - Prix divers, jusqu'à
Le Palais des Enfants :
     Promenoirs
     Fauteuils
0.50
0.50
1.00
0.25
1.00
1.00
2.00
0.50
2.50

0.50
1.00
     Folies-Parisiennes. - Entrée libre. Consummations obligatoires à partir de 1 franc.
Ce théâtre, ainsi que le Palais des Enfants, est autorisé à avoir chaque semaine un jour spécial où les prix sont relevés.
Partout ailleurs que dans les endroits susmentionnés (sauf à la Tour Eiffel dont nous donnons plus loin les tarifs d'ascension), le public est admis de plein droit.

Restaurants, cafés, bars et buvettes. - Le pourtour intérieur du jardin du Champ de Mars comprend dix­-neuf de ces établissements :
Terrasse du Palais des Beaux-Arts : pâtissier-glacier, et trois restaurants ou brasseries françaises ;
Terrasse des Arts libéraux : deux restaurants-brasseries et un buffet anglo-indien ;
Palais des Industries diverses - Côté des Beaux-Arts : trois restaurants et bars anglo-américains, un restaurant russe, un buffet hollandais. - Côté des Arts Libéraux : cinq brasseries, restaurants et buffets français, une taverne hollandaise, une brasserie suisse.
Etablissements du pourtour extérieur (côté La Bourdonnais): deux restaurants-brasseries et deux buffets français, et, dans le « Jardin de 30 mètres » qui sépare, de ce même côté, le Palais des Machines de celui des Industries diverses, un Bouillon.
Etablissements isolés autour du Champ de Mars : trois bouillons Duval : au quai d'Orsay, près de la station du Champ de Mars, et à l'Ecole militaire, aux deux coins de l'Exposition, côté Suffren et côté La Bourdonnais. Ces deux derniers sont des restaurants populaires, à très bon marché.
Restaurant roumain, à côté de l'Exposition chinoise, côté Suffren.
Restaurant français, à droite en entrant dans le Champ de Mars, entre les Palais du Brésil et de la Bolivie.
Brasserie autrichienne, à gauche, en allant vers le Palais des Beaux-Arts.
Quai d'Orsay : Restaurant hongrois, et Comptoirs de dégustation au Palais des Produits alimentaires.
Esplanade des Invalides : Pavillon gastronomique près du quai, à l'angle de la rue Fabert.
Du côté des Colonies : un café tunisien, un restaurant créole et un restaurant annamite. Trocadéro : à gauche (en regardant le Palais) brasserie anglaise ; à droite, un restaurant français.
Des buvettes françaises et étrangères, des comptoirs de pâtisserie à bon marché sont établis en plein vent dans toute l'Exposition.
(Pour tout ce qui concerne les installations intérieures de la Tour Eiffel, voir le chapitre spécial que nous lui réservons plus loin.)

Bureau de change. - Un bureau de change a été installé par le Crédit Lyonnais, en face du bureau central des Postes et Télégraphes, sous la galerie extérieure du Pa­lais des Beaux-Arts.

Cabinet de correspondance et de lecture. - Situé à côté du bureau de change du Crédit Lyonnais. La séance, 50 centimes. Abonnements : 2 fr. 50 c. par semaine, 10 francs par mois.
A l'Esplanade des Invalides, derrière la pagode d'Angkor, le Commissariat général des Colonies a fait installer égale­ment un « office » de renseignements commerciaux et de lecture, où les visiteurs peuvent prendre connaissance, gra­tuitement, des journaux du monde entier.

Journaux, plans, guides et catalogues. - La vente en est assurée dans toute l'Exposition ; des kiosques spéciaux sont installés à cet effet. On y trouve notamment toutes les publications du Figaro, relatives à l'Exposition : le Guide bleu, le Numéro exceptionnel du 6 mai qui forme une sorte de vade mecurn sommaire et économique, à l'usage des personnes qui ne peuvent consacrer que très peu de temps à la visite de l'Exposition ; et enfin notre Édition quotidienne et spéciale « de la Tour Eiffel » exclusivement consacrée aux choses de l'Exposition, et qui est rédigée, composée, clichée et tirée à la deuxième plate-forme de la Tour, dans le Pavillon du Figaro.
L'édition spéciale de la Tour Eiff'el est mise en vente tous les jours, à partir de midi.
Tarifs des catalogues officiels :
Complet et illustré..........
Complet non illustré.......
Par fascicules.................
fr. 3,50
    3,00
    1,00
Chaque fascicule forme le catalogue d'un groupe.

Interprètes. - Ce service est installé dans le Salon international de lecture et de correspondance, situé sur la terrasse des Beaux-Arts. Voici le tarif des interprètes :
La première heure est due en entier.
Tout quart d'heure commencé est dû en entier.
1 heure.
1 heure 1/4.
1 heure 1/2.
1 heure 3/4.
2 heures.
     2 fr. 50
3 fr. 15
3 fr. 75
4 fr. 40
5 fr. 00
Les interprètes peuvent être retenus à l'avance. Il suffit d'en faire la demande à M. Ghio, directeur du Salon de lecture.

Tabacs. - Quinze débits de tabacs sont installés dans des kiosques, indépendamment de deux bureaux spéciaux établis sous la galerie extérieure du Palais des Beaux-Arts, côté La Bourdonnais.
La dégustation des tabacs est également autorisée au Pavillon de la Régie des tabacs turcs (même côté), près du théâtre des Folies-Parisiennes, et dans divers pavillons américains et coloniaux.

Cabinets de toilette, W.-C. - Des cabinets de toilette sont aménagés sous la galerie extérieure du Palais des Industries diverses, côté La Bourdonnais.
Des water-closets (5c et 15c) ont été placés aux endroits suivants :
Trocadéro : à l'entrée, sur la place, et à droite, en descendant le jardin.
Champ de Mars : côté Suffren, près du bouillon Duval (à hauteur du quai d'Orsay), et à l'entrée du vestibule Desaix ; côté École militaire, près de chacun des restaurants populaires placés aux deux coins de l'Exposition ; côté La Bourdonnais, à l'entrée du vestibule Rapp.
Quai d'Orsay : au Palais des Produits alimentaires et au carrefour Malar.
Esplanade des Invalides : à côté de la station du chemin de fer Decauville, et derrière les expositions d hygiène el d'économie sociale, sur la rue Fabert.

LA MUSIQUE
Concerts. - Festivals. - Concours.

L'art musical occupe au grand concours de 1889 une place digne de son importance.
Il a été organisé d'abord cinq grandes auditions d'orchestres français, avec chœurs, qui ont lieu dans la grande salle du Palais du Trocadéro, et dont les programmes sont composés exclusivement d'œuvres déjà exécutées en public, de compositeurs français, vivants ou morts.
Voici les dates et les programmes des dernières auditions :

Concert Lamoureux, le jeudi 23 mai.

Association artistique, sous la direction de M. E. Colonne, jeudi 6 juin :

Fragment du Requiem (Berlioz), l'Arlésienne (G. Bizet), ouverture de Béatrice (E. Bernard), fragment du Paradis perdu (Th. Dubois), fragment de la Tempête (A. Duvernoy), fragment des Béatitudes (C. Franck) fragment de la Symphonie legendaire (B. Godard), Danse persane (E. Guiraud), fragment de Ludus pro patrid (A. Holmès), Rapsodie norvégienne (E. Lalo), prélude et chœur d'Eloa (Ch. Lefebvre), fragment de Suite pour orchestre (G. Pierné), air de danse varié (G. Salvayre), fragment de la Korrigane (Ch.-M. Widor).

Société des concerts, sous la direction de M. Garcin, jeudi 20 juin :

Ouverture de Médée (Cherubini), Prière de la Muette (Auber), fragment de Psyché (A. Thomas), Symphonie en ut mineur (Saint-Saëns), la Madeleine au désert (É. Reyer), airs de danse, style ancien (L. Delibes), fragments de Mors et Vita (Ch. Gounod).

Opéra-Comique, sous la direction de M. Danbé, jeudi 5 septembre :

Ouverture de Zampa (Herold), fragment de la Statue (E. Reyer) entr'acte de Joli Gille (Poise), fragment de Jean de Nivelle (L. Delibes), air de la Fête au village voisin (Boieldieu), finale de Proserpine (Saint-Saëns), ouverture du Domino noir (Auber), romance de la Déesse et le Berger (Duprato), fragments de Joseph (Méhul), ouverture de Giralda (A. Adam), fragment des Saisons (V. Massé), fragment des Pêcheurs de perles (G. Bizet).

Opéra, sous la direction de M. Vianesi, jeudi 19 septembre :

Fragments de Giselle (A. Adam), ouverture, chœur et duo de la Muette (Auber), fragment d'Herculanum (F - David), fragment de Sapho (Ch. Gounod), air de Guido et Ginevra (Halévy), fragment du Roi de Lahore (J. Massenet), airs du ballet de Patrie (Paladilhe), finale de la Vestale (Spontini), prologue de Françoise de Rimini (A. Thomas).

Les programmes que nous venons d'énumérer comprennent les œuvres de quarante compositeurs français, dont vingt-huit vivants et douze morts. Une place sur trois programmes a été faite à deux des compositeurs morts, Auber et Bizet : Berlioz figure sur deux programmes. Parmi les compositeurs vivants, les membres de l'Institut, seuls, seront exécutés dans deux concerts, l'un de musique symphonique, l'autre de musique dramatique.
Les concerts officiels donnés en 1878, par un orchestre unique, avaient été, en quelque sorte, une exposition des œuvres des compositeurs français ; aujourd'hui, c'est une exposition « d'exécutions » par les cinq grands orchestres parisiens que l'on a voulu organiser. Chacun des cinq concerts du Trocadéro ne comprend pas moins de 200 à 220 exécutants.

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Orphéons et Sociétés chorales. - Deux grands concours auront lieu entre les Sociétés chorales de France, au Trocadéro, le premier en deux journées, les dimanche 9 juin et lundi 10 ; le second, également en deux journées, les dimanche 23 juin et lundi 24. La première journée sera consacrée à un festival, la seconde au concours.
Entre ces deux concours, M. Laurent de Rillé dirigera, le dimanche 16 juin, un festival des Orphéons scolaires du département de la Seine, qui réunira les enfants de toutes les écoles de la Ville de Paris et des arrondissements de Sceaux et de Saint-Denis.

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Fanfares et musiques d'harmonie. - Deux concours nationaux entre les fanfares et musiques d'harmonie civiles auront lieu : le premier, les dimanche 18 août et lundi 19, le second, les dimanche 1er septembre et lundi 2. Comme pour les concours d'orphéons, les séances ont lieu au Trocadéro ; celles du dimanche sont consacrées a un festival, celles du lundi au concours.
Programme du festival :

Méhul (1763) : Ouverture du Jeune Henri (fanfares) ;
Auber (1781) : Ouverture de la Muette ;
Herold (1791) : Ouverture de Zampa ;
Rossini (1792) : Prière de Moïse (fanfares) ;
Meyerbeer (1794) : Schiller-Marsch (fanfares) ;
Halévy (1799) : Ouverture du Val d'Andorre ;
Berlioz (1803) : Marche hongroise de la Damnation de Faus (fanfares) ;
F. David (1810) : Fragment du Désert ;
A. Thomas (1811) : Ballet d'Hamlet ;
Gounod (1818) : Fragment de Mireille ;
E. Reyer (1823): Fragment de Sigura ;
Massenet : Ballet du Cid ;
Saint-Saëns : Fragment de Henry VIII (fanfares) ;
G. Bizet : Prélude de l'Arlésienne ;
L. Delibes : Fragment de Coppélia.

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Musiques militaires. - Dans le courant de juillet, grand festival des musiques militaires françaises.
Cette fête musicale et nationale, qui ne réunira pas moins de 1.200 exécutants, aura lieu au Palais de l'Industrie.

En voici le programme :

Ouverture d'Egmont (Beethoven), Marche religieuse d'Alceste (Gluck), Air de danse des Saturnales des Erinnyes (Massenet), Ouverture de la Muette (Auber), 3e Marche aux flambeaux (Meyerbeer), Polonaise de Dimitri (Joncières), Cortège de Bacchus, de Sylvia (L. Delibes), le Diamant, introduction et galop (E. Jonas).

Enfin, un concours international de musiques militaires aura lieu, au Palais de l'Industrie, le dimanche 22 septembre, et un concours international de musiques d'harmonie municipales et civiles étrangères aura lieu le dimanche 29 septembre.
Pour ces deux derniers concours, des médailles de 5.000, 3.000, 2.000 et 1.000 francs seront mises à la disposition du jury, et toutes les musiques admises à l'honneur de prendre part au concours civil recevront une médaille commémorative.

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Quinze auditions d'Orgue, françaises et étrangères, auront lieu, dans la salle du Trocadéro - dont l'orgue est un magnifique instrument, - aux dates suivantes : 20 et 27 mai, 3 et 17 juin, 3, 8 et 12 juillet, 2, 9 et 13 août, 9, 16 et 23 septembre, 9 et 16 octobre. A ces séances prendront part nos premiers organistes. M. Ch. Widor, Th. Dubois, Guilmant, Gigoux, Dallier et nombre d'organistes français et étrangers.
M. Alexandre Guilmant, dont les récitals d'orgue obtiennent tous les ans un si légitime succès au Trocadéro, donnera en outre deux séances, les 13 et 27 juin.

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Musique étrangère. - Les auditions de musique étrangère, dont le nombre pourra s'augmenter par suite de demandes annoncées, comprenaient, au moment ou l'Exposition s'est ouverte, le programme suivant :
Deux concerts russes à grand orchestre, dirigés par M. Rimsky-Korsakoff, les 22 et 29 juin.
Les séances du « Choral de Christiania », données par les étudiants norwégiens, et fixées au 27 et au 29 juillet ;
Les séances de la « Chapelle nationale russe », dirigées par M. Slavianski d'Agreneff, les 4, 8, 10 et 15 août ;
Les deux concerts espagnols de l'Orphéon n° 4 de la Corona, fixés aux 20 et 23 août ;
Enfin les quatre grands concerts symphoniques de la « Société des concerts de Madrid », orchestre dirigé par M. Breton et qui ne compte pas moins de cent exécutants, tous espagnols. Ces auditions auront lieu les 10, 13, 17 et septembre.
Toutes ces séances de musique étrangère ont lieu dans la grande salle du Trocadéro.

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D'intéressantes auditions musicales françaises, pour lesquelles un local moins vaste que la grande salle du Trocadéro est nécessaire, sont organisées dans la petite « salle des Congrès ».
On doit mettre en première ligne celles de la « Société de musique de chambre pour instruments à vent » dirigée par M. Taffanel, association de quelques merveilleux artistes telle qu'il n'en existe point de comparable et qui est appelée à faire l'admiration des étrangers : ses trois séances sont fixées aux 25, 28 juin et 2 juillet.
La « Société des Compositeurs » donnera deux concerts dans le même local ; enfin M. Delsart y donnera aussi, dans la fin de mai, deux séances de musique de chambre ancienne et moderne, dans lesquelles seront entendus d'anciens instruments, entre autres le clavecin, que M. Diémer a ressuscité avec une si parfaite habileté.
Terminons en signalant, pour le jeudi 4 juillet, les concours internationaux et auditions de musiques pittoresques, comprenant des instruments caractéristiques, tels que le tambourin, le galoubet, le biniou, la cornemuse, la vielle, la mandoline, la guitare, etc. Ce concours doit, paraît-il, amener a Paris des instrumentistes de première force et sera certainement des plus curieux.