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HAYANGE
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Monnaie de necessite - Hayange Gemeinde Hayingen
Gemeinde Hayingen
10 (pfennig) Kleingeldersatzmarke - Non Daté
Zinc octogonal, 21 mm





Monnaie de necessite - Hayange W H (Wendel Hayingen)
W H (Wendel Hayingen) - Brod-marke Jeton de Pain
½ kilo - Non Daté
Laiton rond, 20 mm
Monnaie de necessite - Hayange W H (Wendel Hayingen)
W H (Wendel Hayingen) - Brod-marke Jeton de Pain
3 kilos - Non Daté
Laiton rond, 25 mm
Monnaie de necessite - Hayange W H (Wendel Hayingen)
W H (Wendel Hayingen) - Milch Marke Jeton de Lait
½ litre - Non Daté
Aluminium rond, 23 mm


Article extrait de 1929 :

Les Petits-Fils de Francois de Wendel

Les usines métallurgiques exploitées par MM. de Wendel ont leur origine en 1704 et 1715, époque à laquelle Jean-­Martin Wendel fit l'acquisition des forges de Hayange, tombées alors dans un état lamentable. Il en reprit l'exploi­tation et mourut en 1737 en les laissant dans une grande prospérité.
Ces forges passèrent aux mains de son fils Charles de Wendel, époux de Marguerite d'Hausen, connue sous le nom de Mme d'Hayange, qui survécut longtemps à son mari et mourut en 1802. Elles se développèrent beaucoup au cours du XVIIIe siècle, fabriquant notamment du matériel d'artillerie.
Le fils de Charles, Ignace de Wendel, ne s'occupa pas d'une façon suivie de la gestion des affaires familiales; il n'en est pas moins vrai que son nom occupe une place importante dans le développement de la métallurgie en France à la fin du XVIIIe siècle; entré de bonne heure dans le corps royal de l'artillerie, il créa en effet diverses sociétés d'exploitation, parmi lesquelles il convient de citer la Fonderie de canons d'Indret et surtout la Manufacture royale du Creusot.
M. François de Wendel racheta en 1803 les forges d'Hayange; il y adjoignit les forges de Moyeuvre, qu'il acquit en 1811; celles-ci avaient appartenu au XVIIe siècle au père du célèbre maréchal Fabert, qui en avait eu pen­dant quelque temps la direction.
Métallurgiste distingué, François de Wendel importa en Lorraine le puddlage à la houille, dont il avait étudié, comme ouvrier, les procédés en Angleterre. Quand il mourut prématurément en 1825, la production annuelle des forges de Hayange et Moyeuvre était d'environ 3.000 tonnes de fonte et 2.600 tonnes de fer.
Sa veuve, Joséphine de Wendel, née Fischer, fut aidée dans la gestion des affaires de son mari par son gendre, le baron de Gargan, ingénieur des mines, et, un peu plus tard. par Charles de Wendel, son second fils.
Ils entreprirent de grands travaux, notamment la création de l'usine de Stiring, près de Forbach, usine qui comportait des fours à puddler et des laminoirs.
Puis ce fut la mise en exploitation des houillères de Petite-Rosselle distantes de quelques kilomètres à peine. Le baron de Gargan mourut en 1851, et Charles de Wendel continua activement à accroître la puissance de ses établis­sements. Il fit construire en Lorraine les premiers hauts fourneaux à récupération de chaleur. Sous son impulsion énergique, la production de fonte, qui était en 1825 de 3.000 tonnes et en 1851 de 22.000 tonnes, atteignait 135.000 tonnes en 1870.
A la veille de la guerre de 1870, Charles de Wendel mourait, laissant les établissements de sa famille dans une situation prospère, mais que les événements allaient singulièrement compliquer.
En juillet 1870, la guerre arrêtait les usines; les hauts fourneaux, bloqués, ne devaient être remis en marche qu'en février 1871, après l'annexion.
Les usines de Wendel comprenaient alors 14 hauts fourneaux dont la fonte était presque entièrement trans­formée dans les fours à puddler de Hayange, Moyeuvre et Stiring-Wendel.
Mme François de Wendel mourut en 1872, après avoir fondé entre ses petits-enfants la Société les Petits-Fils de François de Wendel et Cie.
La nouvelle Société prit un développement considé­rable; la découverte du procédé Thomas-Gilchrist, dont M. Henri de Wendel avait saisi l'importance immense, allait d'ailleurs donner au gisement phosphoreux lorrain une valeur insoupçonnée.
Le brevet fut acquis pour la Lorraine et des débouchés sans cesse croissants s'ouvrirent pour Hayange, à une époque où les rails d'acier remplaçaient partout les rails de fer et où le fer puddlé allait disparaître presque complètement du marché.
C'est de cette époque que date la construction à Jœuf (Meurthe-et-Moselle) d'une usine qui fut mise en exploitation en 1882.
Les lingots pouvant être transformés en laminés avant leur refroidissement, les usines de Stiring-Wendel, uniquement outillées pour le travail du fer, furent arrêtées; de nouveaux laminoirs furent construits à Saint-Jacques, près de l'aciérie d'Hayange; tout le personnel de Stiring-Wendel fut ramené dans cette usine, qui fut mise en marche en 1897. On y lamine des rails, des traverses, des poutrelles et des semi-produits.
La découverte du procédé Thomas entraîna également la modification profonde des forges de Moyeuvre; là aussi, une aciérie remplaça les fours à puddler.
Enfin, les tôleries existant près d'Hayange, connues sous le nom de « La Fenderie », furent développées considérablement et accrues d'une aciérie Martin.
L'accroissement de production considérable des aciéries et des moyens de transformation entraîna la construction de hauts fourneaux plus modernes et plus nombreux. Ce résultat fut obtenu, à Moyeuvre, en s'adaptant aux condi­tions locales; à Hayange, par le perfectionnement des installations existantes et surtout par la fondation de l'usine entièrement moderne des hauts fourneaux du Patural.
A l'énorme accroissement de la production correspon­daient des besoins de combustible de plus en plus grands; les Houillères de Petite-Rosselle augmentaient leur extraction d'année en année et un nouveau siège à grande production: le « puits Simon », fut fondé à Stiring-Wendel. Enfin, la Société les Petits-Fils de François de Wendel et Cie essaya d'alimenter les hauts fourneaux de Moyeuvre en coke par des fours à coke voisins des hauts fourneaux. Cette installation, la première de ce genre créée en Lorraine, a été mise à feu en 1913. Elle comporte la récupération des sous-produits et alimente en gaz d'éclairage une partie de la région.
A l'heure actuelle, la Société les Petits-Fils de François de Wendel et Cie exploite les Houillères de Petite-Rosselle (Moselle) et les Charbonnages de Hamm (Westphalie). Ses usines métallurgiques se répartissent en deux groupes principaux, situés l'un à Hayange et l'autre à Moyeuvre. Le personnel total atteint le chiffre de 31.747 ouvriers et employés occupés en Moselle.

HOUILLÈRES DE PETITE-ROSSELLE

La concession de Petite-Rosselle est située dans le département de la Moselle, aux confins sud-ouest du bassin de la Sarre; le gisement comprend plusieurs faisceaux de veines dont la puissance moyenne est de 1 m.50 à 2 mètres; l'une d'elles atteint 10 mètres. Ces veines appartiennent aux faisceaux des gras et des flambants inférieurs du bassin de la Sarre; le charbon convient bien aux usages industriels et domestiques.
L'extraction est assurée actuellement par 6 sièges à deux puits chacun, l'un d'eux réservé à l'extraction et l'autre servant de retour d'air.
Le « puits Simon », près de Stiring-Wendel, est le plus récent et le plus important; sa capacité de production est prévue pour 4.000 tonnes par jour de travail, à deux postes d'extraction. Les puits y sont équipés avec des cages dont chacune remonte du fond 8 berlines, soit 4 tonnes de charbon, à une vitesse qui, pour l'un des puits, peut atteindre 20 mètres à la seconde. Les machines d'extraction sont à commande électrique; leur puissance maxima respective est de 2.200 et 3.500 CV; elles sont prévues pour des profondeurs très supérieures à celles des travaux actuels, qui ne dépassent pas 340 mètres. Le roulage des charbons au fond se fait au moyen de locomotives à air comprimé, qui peuvent remorquer chacune des trains de 40 berlines environ. A la surface, le transport des produits est effectué par des moyens mécaniques (élévateurs, traînages, chaînes sans fin, etc.). Ce siège d'extraction possède une centrale renfermant toutes les machines que nécessite une exploitation minière moderne.

MINES DE FER

Les mines de fer qui alimentent les usines métallur­giques exploitent des concessions, couvrant une superficie de près de 7.000 hectares, situées entre les vallées de l'Orne et de la Fensch. Dans cette région, les couches, constituées de minerai oolithique appelé communément « minette », se trouvent à faible profondeur, ce qui permet une exploitation à flanc de coteau.
Le minerai est abattu avec des outils pneumatiques en utilisant uniquement les explosifs à l'oxygène liquide des procédés Weber, dont MM. les Petits-Fils de François de Wendel et Cie ont le monopole.

GROUPE DES USINES DE LA VALLÉE DE LA FENSCH

Le groupe des usines de la vallée de la Fensch comprend des hauts fourneaux, une aciérie Thomas, des laminoirs à gros profilés, une aciérie Martin, des laminoirs à tôles et une étamerie. Il faut y ajouter d'importants ateliers de construction et de réparation qui travaillent presque uniquement pour les usines de là maison.

a) Usines d'Hayange

HAUTS FOURNEAUX DU PATURAL ET D'HAYANGE. ­Ce qui frappe avant tout, lorsqu'on arrive à Hayange, c'est l'ensemble de l'usine du Patural qui groupe, en une ligne de 500 mètres de longueur, les hauts fourneaux, les cowpers destinés à chauffer le vent soufflé et les halles de coulée.
L'usine du Patural comporte 6 hauts fourneaux capables de produire ensemble environ 1.200 tonnes de fonte par jour.
A cette division, il faut ajouter celle des hauts fourneaux d'Hayange, qui comporte 4 hauts fourneaux produisant 250 tonnes par jour chacun.

ACIÉRIE THOMAS. - L'aciérie d'Hayange, mise en marche en 1881, fut la première créée en Lorraine spécialement en vue de l'exploitation du procédé Thomas. Elle possède actuellement 6 convertisseurs pouvant traiter environ 13 tonnes par charge et a été munie, ces dernières années, de moyens mécaniques de manutention et d'une soufflerie à gaz puissante qui permet, à cette aciérie, de faire 2.000 tonnes d'acier par jour, malgré la faible capacité des convertisseurs.

LAMINOIRS DE SAINT-JACQUES. Enumération des laminoirs :
1 blooming de 1.100 millimètres;
1 blooming de 950 millimètres;
1 train duo de 880 millimètres laminant des gros rails et des gros profilés;
3 trains duo de 770 millimètres laminant principale­ment des rails gros et moyens, des traverses, des pou­trelles moyennes, des billettes, des fers ronds, etc.
2 trains trio de 650 millimètres laminant des rails et traverses pour mines, des petites poutrelles, des fers Zorès et des cornières.
Il faut ajouter à cela 3 fours à réchauffer, un ensemble de chaudières pouvant répondre à une consommation de 45.000 kilos de vapeur en moyenne par heure pour la marche normale des laminoirs et une batterie de gazo­gènes servant à alimenter les fours à réchauffer et les fours Pitts;

b) Usine de la « Fenderie ».

ACIÉRIE MARTIN. L'aciérie Martin, qui en 1928 a produit 270.000 tonnes d'acier, comprend 5 fours : 2 fours de 60 tonnes et 3 fours de 55 tonnes.
Dans la même halle, une fonderie d'acier produit men­suellement :
400 tonnes de pièces mécaniques;
150 tonnes de cylindres de laminoirs;
150 tonnes de lingots et de blocs moulés pour la forge.
Elle peut livrer des pièces d'un poids de 50 tonnes.

LAMINOIRS A TOLES. Les laminoirs sont commandés à la vapeur. Ils se décomposent ainsi :
1 blooming de 750 millimètres;
1 train à platines de 745 millimètres;
1 train à grosses tôles et à larges plats attaqué par une machine reversible de 6.000 à 9.000 CV; celle-ci commande d'un côté une cage de 850 millimètres à grosses tôles de 6 à 30 millimètres d'épaisseur et de l'autre côté un train universel pouvant fabriquer des larges plats de 8 à 40 milli­mètres d'épaisseur et de 200 à 1.200 millimètres de largeur;
1 train trio Lauth de 700 millimètres à tôles moyemnes de 3 à 6 millimètres;
1 train trio Lauth de 700 millimètres à tôles moyennes de 1,5 à 3 millimètres;
1 train duo de 700 millimètres à tôles fines de 0 mm 35 à 1 mm 5.

ETAMERIE. L'étamerie, connue sous le nom de platinerie, est alimentée en demi-produits par l'usine que nous venons de décrire.
Elle comprend deux trains à tôles fines identiques, attaqués chacun par un moteur électrique de 800 CV, laminant des tôles de 0,19 à 0,4 mm et un train à polir à 9 cages, qui est complété par un train à polir et à dresser de 6 cages; ces trains sont entraînés par deux moteurs électriques de 500 et 350 CV.

USINES DE MOYEUVRE

Les usines de Moyeuvre, situées à 8 kilomètres environ au sud d'Hayange, possèdent des fours à coke, des hauts fourneaux, une aciérie Thomas, des laminoirs à demi­-produits et des laminoirs à petits fers.

FOURS A COKE. Les fours à coke de Moyeuvre, bien que de construction récente, sont les premiers de ceux construits en Lorraine au voisinage d'usines métallurgiques.
Il y a actuellement, en fonctionnement, trois batterie ­du système Koppers, l'une de 45 fours et les deux autres ­de 60 fours chacune.
Les sous-produits sont récupérés.

FORGES DE MOYEUVRE. Il y a 8 hauts fourneaux d'une capacité de production totale de 1.400 tonnes par jour. Le vent est amené aux tuyères par des soufflantes à gaz et à vapeur et des turbo-soufflantes dont la puissance globale atteint 10.000 CV. L'aciérie Thomas possède 2 mélangeurs, l'un de 250 tonnes, l'autre de 750 tonnes, et 5 cornues dont 2 de 15 tonnes et 3 de 20 tonnes. La capacité de production est environ de 1.200 tonnes d'acier par jour.

USINE DE JAMAILLES. - Cette usine fabrique des petits fers; elle est surtout remarquable par la grande variété de profils que l'on y lamine; ce sont, en effet, des cornières, des équerres, des U, des T, des Z, des plats, des carrés, des ronds, des demi-ronds, des ovales, des rails, des éclisses, des traverses, des zorès. des fers à grilles, des mains courantes, des fers à vitrages et, enfin, du fil machine; et comme, pour chacun de ces profils, il a toute une gamme de dimensions, cela donne en définitive un nombre d'échantillons considérable.

FORGES DE JŒUF. - La description a été donnée dans le numéro spécial de Meurthe-et-Moselle.

STATISTIQUES .

I.- Mines et usines d'Hayange, Moyeuvre et Jœuf.
a). Consommation (Année 1928).

Minerai de ferT.4.790.387
Minerai de manganèse"92.524
Houille"282 .352
Fines à coke"451.214
Coke métallurgique"1. 636.295
Chaux"196.288
Air liquideLit.1.197.874

b) Production (Année 1928).

Minerai de ferT.4.510.180
Fonte"1.561.243
Acier"1.604.291
Demi-produits"185.864
Rails"129.610
Traverses"79.511
Eclisses"6.582
Poutrelles, fers U, zorès et autres gros profilés"235.710
Cornières, champs ronds, fers marchands et feuillards"338.623
Machine et fil redressé"129.274
Tôles"129.378
Larges plats"18.988
Fer-blanc"15.156
Scories Thomas moulues"264.839
Kilowatts-heure233.303.292
Coke métallurgique (Moyeuvre)T.312.996
Sulfate d'ammoniaque (Moyeuvre)"3.251
Eau ammoniacale (Moyeuvre)Lit.554
Gaz de fours à coke (Moyeuvre)m359.960.250

Il. - Houillères.

Production de houille, Petite-Rosselle.T.2.319.076



LES OEUVRES SOCIALES DES FORGES D'HAYANGE ET MOYEUVRE

Pour terminer cet exposé, signalons l'extension prise par les œuvres sociales au cours des dernières années. En dehors des diverses assurances établies conformément à la loi et qui garantissent les ouvriers contre les risques tels que maladie, accidents, invalidité, ainsi que sur les caisses de retraites, nous voulons attirer l'attention sur l'ensemble des œuvres créées par l'initiative privée pour protéger la famille de l'ouvrier.
La première question qui se pose est celle de l'habitation, sans laquelle aucune vie de famille n'est possible. Au sortir de son travail, l'ouvrier doit trouver, à proximité de l'usine, un logement salubre de 3 et 4 pièces ou même plus, suivant le nombre des enfants; de là un vaste programme de mai­sons ouvrières, qui a été repris depuis la guerre sur une grande échelle.
Les usines des vallées de la Fensch et de l'Orne ne comptent pas moins de 4.896 logements d'employés et d'ouvriers; à Petite-Rosselle, il y en a actuellement 3.758.
Chaque logement a été pourvu d'un jardin, que l'ouvrier peut cultiver à ses heures de loisir. Pour stimuler le goût du jardinage, qui est un indice de l'attachement de l'ouvrier à son habitation, des concours ont été créés, et chaque année des prix sont décernés, par une commission nom­mée spécialement à cet effet, à ceux qui ont obtenu les meilleurs résultats.
Les coopératives assurent au personnel ses approvisionne­ments en denrées de première nécessité dans des conditions très avantageuses. Des succursales ont été créées dans les villages environnants dont la population ouvrière était suffisamment considérable.
L'œuvre des maternités, créée par Mme Henri de Wendel, est confiée à des religieuses spécialisées, qui donnent leurs soins gratuitement aux femmes d'ouvriers et dis­tribuent, suivant les besoins, des secours en nature. En outre, des consultations de nourrissons ont pour but de surveiller les enfants pendant toute la durée de la pre­mière enfance et de répandre les notions d'hygiène infan­tile en conseillant les mères et en leur donnant des primes diverses.
L'aide apportée aux parents se prolonge par les œuvres d'enseignement, par la création d'écoles maternelles, pri­maires et supérieures auxquelles viennent s'ajouter les écoles ménagères. De son côté, l'enseignement profession­nel est suivi de façon particulière. A Hayange, il a été créé un atelier pour les apprentis menuisiers et les apprentis ajusteurs et un cours de perfection­nement pour ouvriers et employés de 16 à 20 ans; à Petite-RosseJle, il existe un cours semblable pour ouvriers mineurs qui prépare à l'examen d'entrée de l'Ecole des maîtres-­mineurs de Thionville. Ajoutons, enfin, la création de bourses dans différentes écoles professionnelles en faveur de jeunes gens qui se distinguent spécia­lement au cours de leurs études et qui justifient, par un examen, de connaissances suffisantes.
La culture physique et les sports sont le complément naturel de l'enseignement; aussi s'est-on efforcé de les développer parallèlement à celui-ci. A Hayange, un vaste parc des sports a été organisé dans le voisinage de l'usine; il comprend quatre courts de tennis, une allée circulaire de 650 mètres entourant une immense pelouse gazonnée et des emplacements pour les jeux les plus variés. Un gymnase a été aménagé pour la préparation sportive lorsque le mauvais temps rend difficile l'en­traînement en plein air; il est surveillé par un moniteur expérimenté et un médecin, qui contrôlent les résul­tats obtenus. En outre, un grand nombre de terrains de football sont à la disposition des équipes des diverses usines.
La Maison de Wendel cherche également à mettre à la portée de son personnel des distractions que l'on ne pourrait trouver que dans des centres trop éloignés. Dans ce but, elle favorise une société de théâtre et aussi plusieurs cinémas.
De plus, dans chaque usine, il existe des Sociétés de musique qui prennent part à des concours et donnent des auditions à l'occasion de certaines fêtes.
HOPITAUX. - Dans chaque centre industriel ont été créés des hôpitaux. Celui d'Hayange, ouvert en 1901 grâce à l'initiative de MM. Henri et Robert de Wendel, compte 106 lits et a hospitalisé 1.249 ouvriers en 1928; il comporte un service de chirurgie, un service de blessés, un service de médecine et des services généraux possédant salle de radiographie, salle de pansement, salle de consultation, etc. L'hôpital de Moyeuvre, créé en 1875-76, dispose actuellement de 50 lits, il possède une station de radioscopie et de radiographie, ainsi qu'une salle d'opérations aseptique et une salle de stérilisation.
Les houillères de Petite-Rosselle, de leur côté, ont trois hôpitaux, dont l'un a été aménagé récemment à Forbach dans une propriété située au milieu d'un vaste parc; à cet hôpital est adjoint un dispensaire d'hygiène sociale et une consultation de nourrissons.