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Annales des mines ou Recueil de mémoires sur l'exploitation des mines, 1827.
Thiébaut aîné, à Paris, présente des cylindres ou rouleaux, en cuivre jaune, qui sont employés pour l'impression des toiles peintes, et des rouleaux en cuivre rouge, nommés rouleaux anglais, pour la même destination. Ces produits sont exécutés d'une manière satisfaisante, bien ajustés sur des axes en fer, et tournés avec précision. Les ateliers de M. Thiébaut renferment une machine à vapeur et des machines propres à forer, aléser, recrouir, tarauder et tourner parallèlement.
Les ateliers de M. Thiébaut aîné occupent soixante-six ouvriers, tant fondeurs que mécaniciens; il approvisionne de rouleaux toutes les fabriques de Suisse, d'Alsace, de Normandie, et quelques fabriques allemandes; il vend aujourd'hui, pour le prix de 700 fr., un rouleau de cuivre allié, qui se vendait 1200 fr. il y a dix ans. La fabrication des rouleaux en cuivre rouge qui, outre l'avantage de se laisser graver par des moyens analogues à la gravure en taille-douce, et de fournir des résultats semblables, offrent celui de permettre l'emploi des couleurs corrosives, sans que le métal en soit altéré, cette fabrication, qui fut d'abord le domaine exclusif de l'Angleterre, a été introduite en France et perfectionnée, depuis un an, par M. Thiébaut aîné.
Aujourd'hui ce fabricant vend, à Paris, les rouleaux en cuivre rouge, à raison de 6 fr. 60 c. le kilogramme, tandis que la livre anglaise des mêmes produits coûte, à Manchester, 2 sch. 4 pences, ou 2 fr. 90 c., ce qui fait, pour le kilogramme, 6 fr. 38 c. Il en résulte que la différence, entre le prix français à Paris, et le prix anglais à Manchester, n'est que de 22 c. Ces détails montrent assez que l'industrie a fait de notables progrès dans les ateliers de M. Thiébaut aîné, qui fut mentionné honorablement, en 1823, pour cylindres de cuivre.
Bulletin de la Société d'Encouragement pour l'Industrie Nationale, 1830.
RAPPORT sur l'établissement de fonderie de cuivre de M. Thiébault ainé; par M. Gaultier de Claubry.
Messieurs, un établissement créé depuis d'assez longues années, mais qui a éprouvé récemment un accroissement considérable et subi d'importantes améliorations, avait déjà fixé l'attention de vos Comités, et a paru digne de l'une des récompenses que vous décernez, chaque année, aux établissements les plus utiles.
M. Thiébault aîné exploitait depuis longtemps, dans la rue du Ponceau, âne fonderie de cuivre, qui était distinguée par les soins apportés a la fabrication. En 1826, il transporta son établissement rue du Faubourg-Saint-Denis, dans un vaste local, où il a pu disposer ses ateliers sur un plan très vaste, bien entendu, et joindre à sa fabrication ordinaire des fabrications nouvelles bien importantes pour notre industrie, la confection des rouleaux en cuivre pour l'impression des toiles peintes. (...)
Exposition des produits de l'industrie française en 1844 - Rapport du Jury central
THIÉBAUT, à Paris, rue du Faubourg-St- Denis, 152.
L'établissement de M. Thiébaut est du premier ordre. On y prépare des objets de toutes sortes en cuivre et en bronze, depuis les plus volumineux jusqu'aux plus délicats. On remarquait à l'exposition des viroles en cuivre jaune et des cylindres en cuivre rouge d'une parfaite exécution, et qui sont actuellement très-recherchés par les manufactures de toiles peintes.
C'est dans l'usine de M. Thiébaut qu'ont été fondues toutes les grandes pièces en cuivre qui furent nécessaires pour l'établissement des bateaux à vapeur transatlantiques.
M. Thiébaut ne laisse d'ailleurs échapper aucune occasion de perfectionner son outillage et d'étendre sa fabrication.
Le jury s'empresse de lui rappeler la médaille d'or qui lui a été décernée en 1839.
(source : books.google.fr)
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