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Jeton C. Detouche - 158-160 rue St Martin
C. Detouche - 158-160 rue St Martin Paris
Maison de confiance - Invariable - Prix fixe
Horlogerie - Bijouterie - Joaillerie - Orfèvrerie
Laiton 10 pans, 25 mm

Histoire de Paris rue par rue, maison par maison par Charles Lefeuve 1875 (Tome 3, pages 270-271) :


A-t-on jamais besoin de consulter sa montre près de la rue Chapon ? Un superbe régulateur est placé à la devanture d'une des trois maisons déjà vieilles, mais rajeunies qu'occupent les magasins et les ateliers de M. Detouche : cet appareil si compliqué donne à la fois l'heure de quinze méridiens, indique les phases de la lune, les jours de la semaine, etc. Que de jeunes femmes cependant oublient l'heure, en s'arrêtant sous cette horloge ! L'orfèvrerie, la joaillerie, la bijouterie et l'horlogerie, branches distinctes autrefois, ont fait un pacte d'alliance pour inaugurer un bazar où les pendules sont si nombreuses qu'on ne saurait les remonter toutes, ce qui permet à l'amateur le plus exigeant de s'y croire à l'heure de son choix. Le cliquetis des alliances d'or y annonce d'avance l'ouverture du paradis légitime de l'amour, avec une pudeur qui semble mettre une sourdine au timbre, tandis que beaucoup d'autre bijoux, plus isolés, pendent coquettement à la montre, ou bien entrouvrent la coquille de l'écrin qui les retient dans la mollesse, et ceux-là lancent de provocantes œillades jusqu'à la mise en branle qui leur donne une partie à faire dans le galant carillon de l'heure du berger.

M. Detouche est aussi l'inventeur des tourniquets compteurs, que les petits spéculateurs maudissent, à la porte de la Bourse. Les pièces astronomiques, des appareils uranographiques et des pendules électriques ont élevé cet industriel au rang de savant praticien. Il vient de faire, en bon voisin, présent d'une horloge remarquable au Conservatoire des Arts-et-Métiers, fondé par la Convention dans l'ancienne abbaye de Saint-Martin-des-Champs. La sonnerie de cette pièce merveilleuse peut, à volonté, répéter l'heure après chaque quart n'est-ce pas un perfectionnement éminemment ingénieux et utile, au point de vue des horloges publiques ?

(source : gallica.bnf.fr)


Revue des applications de l'électricité en 1857 et 1858 (page 297) :

Horloges de MM. Robert-Houdin et Detouche.
M. Detouche dont tout le monde connaît le magnifique établissement d'horlogerie, est un de ceux qui ont le plus contribué à la vulgarisation et au perfectionnement de l'horlogerie électrique et de beaucoup d'autres inventions de ce genre. Dès l'année 1852, en effet, alors que personne en France ne s'occupait d'horlogerie électrique, si ce n'est M. Liais, M. Detouche avait traité avec un inventeur ingénieux appelé M. Brisebarre, pour la construction de pendules électriques. Ces pendules, que j'ai décrites dans la première édition de mon ouvrage, étaient loin de présenter les perfectionnements de celles qui ont été faites depuis, car dans ces horloges le mouvement du pendule n'était pas entretenu par des moteurs à force constante et variait par conséquent avec l'intensité de la pile. C'est sans doute pour cette raison que ces pendules, dont M. Detouche avait essayé, dès l'origine, d'établir la fabrication sur une grande échelle, n'ont pu être exploitées. Quoi qu'il en soit, M. Detouche ne se rebuta pas, et, trois ans plus tard, il fit un nouveau traité avec M. Robert-Houdin (le célèbre prestidigitateur), qui réalisa cette fois complètement les espérances qu'on pouvait fonder sur ce système d'horlogerie. On est réellement heureux d'avoir à signaler, au milieu de tant d'industriels qui éloignent à première vue les inventions nouvelles, un homme qui, comme M. Detouche, ne craint pas d'exposer des fonds pour encourager les inventeurs. De tels hommes sont malheureusement bien rares en France.
Les horloges de M. Robert-Houdin, fabriquées par M. Detouche, sont de trois sortes : les régulateurs à pendule compensé et à doubles moteurs ; les pendules simples et les pendules à sonneries électriques. Ce qui distingue ces appareils, outre la manière ingénieuse dont ils ont été combinés, c'est la modicité de leur prix. Pour soixante francs on peut, en effet, avoir une pendule électrique, et pour cent francs une pendule du même genre avec sonnerie.
C'est à n'y pas croire !...

(source : books.google.fr)


Revue Chronométrique, Journal des Horlogers, scientifique et pratique – 1862 :

EXPOSITION DE NIMES.
RAPPORT DU JURY.
HORLOGERIE.
Rapporteur : M. CHAPTAL.

L'horlogerie a été dignement représentée à l'exposition de Nîmes. Hors ligne, il faut placer la maison Detouche de Paris, fondée en 1803; elle a vu son commerce s'accroître chaque année, et maintenant elle écoule par an, tant en France qu'à l'étranger, pour plus de 3 millions de francs de ses produits. Dans ce chiffre l'horlogerie est représentée, tant en pièces de précision qu'en horlogerie à l'usage civil, pour plus de 1,200,000 francs. M. Detouche a été honoré déjà des plus belles récompenses ; il me suffira de citer : la médaille d'honneur en or, à l'exposition universelle d'horlogerie de Besancon en 1860, et la médaille de Londres en 1862. Les progrès qu'il a fait faire à l'horlogerie lui ont valu la croix de la Légion d'honneur, et la croix de Danebrog lui a été accordée par le roi de Danemark pour son horlogerie électrique.
De pareilles expositions méritent d'être décrites avec quelques détails. Elles présentent des perfectionnements qu'il est utile de faire connaître et apprécier par tous les horlogers, auxquels M. Detouche rend ainsi, en exposant, un véritable service. (...)

(source : books.google.fr)


Publicité dans le guide Conty de 1878.

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