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Bulletin de Lille, publié sous le contrôle de l'autorité allemande (source : www.gutenberg.org) :
- Décembre 1915 :
AVIS. Le Crédit du Nord échange tous les jours, de 8 h. 1/2 à 9 h. du matin, 10.000 tickets de 0.05 de la Banque d'émission de Lille. Afin d'éviter au public une attente inutile, il est remis à 8 h. 1/2 précises, aux 100 premières personnes qui se présentent, des cartons numérotés de 1 à 100, et l'échange se fait, à raison de fr. 5 de tickets par personne, sans que cette somme puisse être moindre, à charge, par les intéressés, de s'arranger entre eux pour des besoins plus divisés. Les porteurs de cartons numérotés, peuvent ensuite se présenter au guichet réservé à cet échange, en suivant les instructions données à la porte. Le paiement de ces tickets se fait en bons communaux, non détériorés, de Lille, Roubaix, Tourcoing.
Échange de bons communaux.—Dans le but de limiter les émissions de bons communaux, M. le Maire de Lille prie ses concitoyens, qui auraient à leur disposition une somme importante de bons, dont ils ne prévoient pas prochainement l'emploi, de les échanger à la Recette municipale contre des récépissés. Il leur serait toujours loisible de retirer, à première demande, les sommes dont ils pourraient avoir besoin.
Les versements devraient être d'au moins 1000 fr. et les retraits, d'au moins 500 fr.
Un guichet spécial sera ouvert, à cet effet, à la Recette municipale, qui demande que les billets de la même valeur, soient épingles par liasse de 10.
- Mars 1916 :
La Banque d'Emission de Lille rappelle que l'échange de ses coupures, devenues hors d'usage, peut toujours s'effectuer à ses guichets, 116,
rue de l'Hôpital-Militaire (Hôtel de la Société Industrielle). Pour faciliter le contrôle, il est recommandé de toujours présenter les coupures à l'échange, épinglées par liasses de 10 d'une même sorte.
- Avril 1916 :
Bons Communaux.--Depuis quelque temps, des bons de monnaie falsifiés de la Ville d'Halluin sont mis en circulation. L'altération porte sur des
billets d'un franc, dont le nombre et le chiffre sont grattés et remplacés par le nombre et le chiffre cinq. Nous mettons le public en
garde contre cette falsification, dont il est d'ailleurs facile de se rendre compte par un simple examen des billets, et nous lui rappelons,
en outre, que les billets d'un franc sont imprimés sur fond gris, les billets de cinq francs sur fond rose, et les billets de vingt francs sur
fond bleu. Tout billet qui ne remplirait pas ces conditions de couleur, ou qui présenterait des traces de grattage, est donc un billet faux. Une
enquête sérieuse est ouverte et les coupables seront passibles des peines prévues par l'article 139 du Code pénal, qui punit des travaux
forcés à perpétuité ceux qui auront contrefait ou falsifié les billets de banque autorisés par la loi, ainsi que ceux qui auront fait usage de
ces billets contrefaits ou falsifiés, ou qui les auront introduits sur le territoire français.
Avis du Comité d'Alimentation
Le Bulletin de Lille de dimanche 16 avril, a appelé l'attention du
public sur les bons de monnaie falsifiés de la Ville d'Halluin,
actuellement en circulation. Depuis quelques jours, certaines personnes
cherchent à introduire à Lille des bons falsifiés de Douai. Comme pour
les bons d'Halluin, l'altération porte, pour Douai, sur les billets d'un
franc, dont le nombre et le chiffre ont été grattés, et remplacés par le
nombre et le chiffre cinq.
Le Comité d'Alimentation a mis en garde ses caissiers contre ces
falsifications et les a engagés à examiner les billets de très près,
avant de les accepter en payement.
- Mai 1916 :
Bons communaux. Les bons émis dans les arrondissements d'Arras, Cambrai,
Douai, Lille et Valenciennes doivent être acceptés par la population,
sans égard du lieu d'émission.
Ces bons sont acceptés en paiement dans tous les locaux de vente de
denrées des Comité d'alimentation, ainsi qu'aux caisses de tickets de
pain.
Les commerçants et les sociétés de gaz, de tramways, etc., doivent les
accepter également et ne peuvent réclamer un autre mode de paiement.
- Juin 1916 :
Les populations indigènes sont obligées d'accepter tous les billets au
porteur émis dans la région de la 6e armée par les communes et autres
corporations (bons de ville), à la seule exception de ceux dont
l'émission n'aurait pas été permise par le Quartier-Maître Général;
elles sont tenues également à accepter la monnaie en zinc belge et ne
pourront exiger le paiement en bons de ville d'un genre spécial.
Devront être considérés comme équivalants aux bons émis dans la région
de l'armée, ceux qui ont été émis dans d'autres parties occupées de la
France.
Est défendu aux populations indigènes d'exiger le paiement en argent
allemand, en billets de banque, en or ou en argent.
A. H. Qu., le 16 mai 1916.
Le Commandant en chef de l'Armée.
Bons d'Halluin. Une note, insérée dans les nos 162 et 163 du Bulletin,
a mis en garde le public contre la falsification des bons communaux
d'Halluin. L'altération porte sur des billets d'un franc, dont le nombre
et le chiffre sont grattés et remplacés par le chiffre cinq. De nombreux
bons falsifiés d'Halluin circulent en ville. On en saisit journellement
dans les locaux des Comités d'alimentation. Le public fera bien de
refuser les bons d'Halluin, lorsqu'il ne sera pas assuré que ces bons ne
sont pas falsifiés.
















